Il n’y a pas d’éclat, pas de déflagration, juste une violence insidieuse, sourde, et qui enfle lentement. Ce qui risque d’échapper mais que l’on ravale. La blessure que l’on inflige à soi-même; ou à l’autre, avec une certaine douceur.
Ce qui m’intéresse, par rapport à cette idée de violence contenue, c’est la gifle qui passe à un centimètre du visage et ce qui se joue entre deux corps dans ce centimètre.

Stigmates (2013), extrait journal:

"Je n’ai trouvé personne à photographier pour ce soir. Antoine me dit alors de continuer de faire des images. Il dit qu’il faut prendre des photos quand il n’y a rien à prendre. Il ajoute qu’il faut peut-être même faire encore davantage de photos dans ces moments d’échec et d’abattement. Une fois seule, je me remet donc au travail. Bouffie d’alcool des excès de ces deux dernières semaines, j’ai des sueurs froide. Je ne sais pas quoi faire, je n’ai pas envie. Je pense à mon projet sur lequel je suis bloquée, j’essaie de comprendre ce qui m’échappe. Je cesse de presser le déclencheur au bout d’une heure."

Stigmates (2013), extrait journal:

"Je n’ai trouvé personne à photographier pour ce soir. Antoine me dit alors de continuer de faire des images. Il dit qu’il faut prendre des photos quand il n’y a rien à prendre. Il ajoute qu’il faut peut-être même faire encore davantage de photos dans ces moments d’échec et d’abattement. Une fois seule, je me remet donc au travail. Bouffie d’alcool des excès de ces deux dernières semaines, j’ai des sueurs froide. Je ne sais pas quoi faire, je n’ai pas envie. Je pense à mon projet sur lequel je suis bloquée, j’essaie de comprendre ce qui m’échappe. Je cesse de presser le déclencheur au bout d’une heure."